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Témoignage N°1

Un fils témoigne en mémoire de son père sur les conséquences extrèmes de cette maladie

Bonjour,

Je suis Richard B., le fils d'Henri B.;
mon père est né en 1928 et décédé en 2005, le 7 juillet.
Il avait 77 ans.

Je souhaiterais vous raconter son histoire.
Mon père était un homme hyperactif, travaillait beaucoup et aimait faire des activités sportives pour son entretien personnel.

Aux environs de ses 45 ans, il lui est arrivé un problème particulier qu'il met en relation avec cette activité sportive. Une douleur dans la hanche droite, suite à un "faux mouvement". Il a commencé à ressentir des douleurs post-mictionnelles, examens urologiques, opérations douloureuses qui n'ont jamais rien arrangées; bien au contraire.

Le parcours du combattant ne faisait que commencer... Sont apparues alors des douleurs après les rapports sexuels. Nouvelles batteries d'examens, tous normaux; La souffrance physique de mon père augmentait chaque fois plus. Jusqu'au jour où mon père s'est retrouvé dans l'impossibilité de s'asseoir.
Il pouvait rester debout ou couché; mais assis, impossible.

Imaginez ce que cela signifiait: manger debout, ne plus pouvoir conduire, ne plus pouvoir regarder la télévision autrement que debout, douleur pour se rendre aux toilettes, absence de vie sociale, etc, etc... Tous ses examens étaient normaux. Les médecins et professeurs, que mon père consultait régulièrement, ont commencé à parler de douleur psychogène, de pseudo dépression ... Ces épisodes douloureux évoluaient par crises successives; Il souffrait le martyre pendant 5 à 6 mois, puis miraculeusement, la douleur disparaissait; à chaque fois, nous accréditions l'efficacité du "nouveau médicament" qu'il testait. Combien de nouveaux médicaments miracles n'a t-il pas testé??

A chaque fois la même chose, amélioration provisoire suivit de la sempiternelle rechute! Combien de déceptions a t-il vécu? Toujours des examens normaux et toujours la souffrance accentuée après ceux-ci...
Et toujours le même diagnostique: douleur psychogène!

"Qu'est-ce que cela signifie?" me demandait-il
"Les médecins pensent que je suis fou alors?"
Combien de fois l'ai-je vu pleuré en me disant:
"Grand, je t'assure que j'ai vraiment mal et que ce n'est pas dans ma tête que cela se passe..."

Je suis kinésithérapeute et j'essayais de me renseigner sur cette "pathologie" apparemment inconnue de tous; mais tous m'affirmaient l'origine psychique de celle-ci. Avec le temps, je commençais à créditer cela et je voyais mon père comme un "patient cyclothymique", un chronique! Mon activité professionnelle m'amenant à me déplacer souvent à l'étranger, je n'écoutais plus mon père; Sa douleur était devenue LA normalité.

Et puis, ma mère commença à "déprimer", elle aussi, Noël 1996! Les médecins ne voulaient même pas l'examiner, pas pour une dépression! Cette maladie à la mode qui résout tous les problèmes ... du diagnostique. Mon père ne parlait plus de ses douleurs. Ma mère est décédée le 30 juillet 1997, à 66 ans suite à un cancer du poumon, elle qui n'a jamais fumé durant toute sa vie.

Mon père se retrouva seul et désemparé. Toute sa vie, ils avaient pensé que, "normalement", ce serait lui qui partirait le premier. SES douleurs reprirent de plus belle... l'enfer! Combien de charlatans a t-il visité; Il a dépensé une fortune pour rien; Je pensais que je ne pouvais l'aider en rien; je n'étais que kiné.

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